Rôle de la technologie dans la conservation

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La technologie nous aide à obtenir des informations nouvelles, meilleures et prédictives sur la santé d’un écosystème

La technologie nous aide à obtenir des informations nouvelles, meilleures et prédictives sur la santé d’un écosystème

Quand on entend le mot « conservation », quels métiers nous viennent à l’esprit ? Si vous avez répondu écologistes et biologistes, vous avez raison. Et si nous ajoutions des ingénieurs, des data scientists et des statisticiens ? Aussi improbable que cela puisse paraître, ils jouent tous un rôle essentiel dans une approche à multiples facettes de la mission de conservation de la faune et du paysage.

Ces rôles spécialisés permettent aux efforts de conservation de tirer parti de la puissance de la technologie moderne. Avec ceux-ci, la surveillance des zones naturelles, la réalisation d’observations en temps réel et la gestion des opérations sur le terrain sont possibles. Le résultat? Nous obtenons des informations nouvelles, meilleures et prédictives sur la santé d’un écosystème.

Meilleure compréhension

Un facteur clé dans la mise en œuvre d’une solution de conservation par le biais de la technologie est de comprendre le « où » de celle-ci. Nos écosystèmes sont ancrés dans le tissu géographique, et une solution combinant tous ces rôles utilise la puissance de la technologie géospatiale. Cela utilise les informations de localisation pour créer, gérer et analyser tous les types de données. Il relie les données à un lieu et fournit une meilleure base pour comprendre les modèles, les relations et la pertinence géographique. Ceci, à son tour, améliore notre compréhension des menaces, des opportunités et des défis complexes auxquels notre monde naturel est confronté.

Avec les efforts continus de conservation, nous pouvons bénéficier de cette technologie car il s’agit du processus le plus fondamental pour obtenir des informations sur la santé d’un paysage, à l’aide d’images aériennes. Les satellites ou les drones volant à basse altitude aident à recueillir des informations sur les caractéristiques physiques de la zone. Ce processus est connu sous le nom de télédétection et est largement utilisé dans les efforts de conservation pour accéder aux zones où le contact physique est impossible. Ces images combinées aux informations de localisation d’un lieu nous donnent des données géospatiales, qui contribuent à élargir considérablement la portée des efforts de conservation.

Les incendies de forêt sont malheureusement devenus de plus en plus fréquents ces dernières années. Les satellites utilisent un instrument infrarouge visible à bord du Joint Polar Satellite System (JPSS) de la NASA et de la NOAA pour détecter les emplacements des incendies en temps quasi réel. La combinaison de ces informations de localisation avec des images surfaciques nous permet de calculer combien de terres forestières ont été endommagées par des incendies. Évaluer l’emplacement de ces incidents aide également à établir la cause de ces événements et aide à déterminer s’ils étaient naturels ou artificiels. C’est la technologie géospatiale au travail!

Observations sur le terrain

Alors que la technologie satellitaire est vraiment un « œil dans le ciel », elle est toujours soutenue par la technologie au sol par le biais d’observations sur le terrain. Aujourd’hui, la plupart des écologistes utilisent la puissance du Web et des appareils mobiles comme les smartphones et les onglets pour collecter des informations sur le terrain et mettre à jour une base de données interconnectée en utilisant la puissance d’Internet. Le GPS d’un appareil mobile permet aux écologistes d’enrichir leurs observations et de les stocker dans une base de données centralisée permettant à leurs équipes d’accéder aux informations dès leur collecte. Cette intégration aide les responsables à mieux planifier leurs stratégies et à coordonner leur personnel sur le terrain en temps réel.

Les écologistes améliorent désormais leurs observations sur le terrain avec des technologies telles que des pièges photographiques et des dispositifs de surveillance acoustique. Ceux-ci aident à mesurer l’activité de la faune et à comprendre leur connectivité, leur distribution et leur relation avec la biodiversité locale et mondiale, ajoutant énormément au corpus de connaissances.

Les progrès de l’informatique et des technologies à distance ont fourni aux professionnels de la conservation les outils nécessaires pour révéler des informations grâce à des logiciels, des algorithmes, des applications et des flux de travail scientifiques optimisés. En effet, les efforts de conservation d’aujourd’hui sont axés sur les données, et ces technologies nous permettent d’augmenter et d’enrichir notre compréhension des facteurs interdépendants qui mènent à un écosystème sain.

Êtes-vous passionné par la technologie, mais aimez-vous suffisamment la nature pour travailler activement à façonner un meilleur environnement ? Le monde de la conservation a besoin de jeunes qui propulseront constamment l’innovation technologique, en gardant leur rôle dans l’amélioration et la signification de la science des données de conservation. Ce secteur invite les jeunes de tous horizons en écologie, ingénierie, science des données, mathématiques et statistiques. En tant que professionnels en herbe, nous devons envisager d’utiliser nos compétences pour contribuer aux efforts de l’humanité en faveur de la conservation.

L’auteur est le directeur, IGCMC (télédétection et SIG) et coordinateur – ENVIS (MoEF et CC)

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